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The Church of Multi-Christ
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Released January 19, 2026


01 - In the church of Multi-Christ

Incense morning breaks through stained glass vision
Sitting in the nave of ways, I contemplate the split
In the church of Multi-Christ, faceless faces peer
I am pondering the shaking distance, far and near

Sense and sight, taste and sound
Fold in spirals, circle round
Something lingers after sunlight, ghost behind my eye
Like rivers in the nave, confusion drifting by

White light, crimson drape, purple winding overhead
Dreams that see but never touch, spinning stories in my bed
Who decides what’s real, what’s left to feel
In the church of Multi-Christ, we kneel

Awake and wandering, a multitude in tow
Mirrored apparitions, stained with old Bordeaux
Phantasms balanced on invisible threads, awake but only barely
Thinking thoughts beyond the dream, feeling every query

White light, crimson drape, purple winding overhead
Dreams that see but never touch, spinning stories in my bed
Who decides what’s real, what’s left to feel
In the church of Multi-Christ, we kneel

Sudden rivers after sunlight, colors floating violet gold
Close my eyes and halves divide, reason slips, conviction folds
Still, the mind remembers images awoken from the maze
Each illusion borrowed, every echo just a haze

Scent of mirrors, old and new, haunted by the stare
Blood and copper spinning shadows, painting every prayer
Dreaming dances in the nave, secret shapes parade
Reason naps in colored glass, perception’s masquerade

White light, crimson drape, purple winding overhead
Dreams that see but never touch, spinning stories in my bed
Who decides what’s real, what’s left to feel
In the church of Multi-Christ, we kneel

In the dream, another dream, each one less defined
I awake in motion still, new phantoms in my mind
Sunrise in cathedral smoke, the stained glass cracks anew
Sense divided, soul collides, in Multi-Christ, it’s true


02 - Gently falling

A ripple drifts across the eye, as colors fade and multiply
The shadow of sensation wakes, when memory’s embers imitate
A mirror clouded, cold but bright, a world that lingers past the light
A secret carried in the veins, like wine absorbing distant strains

Every shape behind my eyes is shifting, calling
Every sound is just a ghost once heard
All the senses gently fall, (gently falling)
Into dreams where nothing's certain, nothing's sure

Ooh la la la, turning in the haze
Ooh la la la, spiraling away

Day collapses into streams, a tapestry of broken dreams
The mind recalls what never was, arranges faces just because
We hold a vision, paper thin, believing suns are porcelain
The mind and mirror trade their gaze, each echo in a drifting maze

Every shape behind my eyes is shifting, calling
Every sound is just a ghost once heard
All the senses gently fall, (gently falling)
Into dreams where nothing's certain, nothing's sure

Ooh la la la, turning in the haze
Ooh la la la, spiraling away

Sometimes in sleep, we rise, rearrange the order, lose the prize
Chase the phantom, name the fall, become the world, become it all
Clouds become men become the night, memory spinning out of sight
The heart dreams deeper as we lie, the mirror does, the mirror tries

When all the fires fade within, old colors ripple on the skin
Desire paints its startled form, in fever hues where creatures swarm
Phantoms flicker, reason flies, we call a ghost by someone’s eyes
We dream as blood and beauty blend, and wonder wins again

Every shape behind my eyes is shifting, calling
Every sound is just a ghost once heard
All the senses gently fall, (gently falling)
Into dreams where nothing's certain, nothing's sure

Ooh la la la, turning in the haze
Ooh la la la, spiraling away

Ooh la la la, dreams inside a dream
Ooh la la la, nothing as it seems


03 - Petite lumière

Petite lumière glisse sous mes paupières
Rivières de rêve, formes qui oscillent
Où va la pensée, où se cache le miroir
Ce n’est ni un homme ni cheval que j’entrevois

Tout bouge dans le noir
Comme les traces du soleil sous mes yeux
Illusion douce, persistante mémoire
Sensations, images, le souffle des dieux

Oh, oh, les formes qui dansent
Oh, oh, comme une romance

Dors, mon esprit, la vision t’habite
Est-ce la vue, ou le sens qui s’évapore?
Des couleurs étranges, des sons sur les murs
Ce n’est pas vraiment là, mais je poursuis encore

Tout bouge dans le noir
Comme les traces du soleil sous mes yeux
Illusion douce, persistante mémoire
Sensations, images, le souffle des dieux

Oh, oh, figures flottantes
La, la, la, la nuit descendante

Les souvenirs jouent dans mes veines
Comme le vin imprégné d’arômes lointains
Dans ce théâtre où rien ne reste
Le rêve peint ses chemins incertains

On croit voir, on croit toucher
Mais tout se dissout, se colore, se tord
Le sang se calme, les fantômes surgissent
Et la pensée, vacillante, s’endort

Tout bouge dans le noir
Comme les traces du soleil sous mes yeux
Illusion douce, persistante mémoire
Sensations, images, le souffle des dieux

Oh, oh, douces mouvances
Oh, oh, dernière cadence

Quand je m’éveille, le rêve fuit
Mais la lumière danse, encore, la nuit
Il reste une empreinte, étrange et floue
Entre le réel et ce que j’avoue


04 - Dans le sang

Quand la nuit descend doucement
Les images flottent dans le sang
Mon âme glisse, je m'oublie

Rien n'est vrai, tout luit
C'est le rêve qui me suit
Tout se confond entre nous

Parfois je sens une chaleur
Comme un vin parfumé d’ailleurs
Des objets brillent, se répondent
Je flotte entre mille mondes

J’ai croisé la lumière mouillée
Le passé chante, baroque et doré
Je m’arrête, je recommence
Chaque reflet retient ma chance

Un matin clair, je m’éveille
L’écho du rêve m’ensorcelle
C’est déjà loin, c’est déjà flou
Je souris, tout est doux


05 - Sur trois chemins

Dans la douceur de la nuit subtile
Je poursuis les mystères du ciel fragile
Corps et grandeur, tout se divise
Sur trois chemins, le monde s’organise

Bascule légère entre centre et sommet
Le feu s’élance, la terre en secret
Tout tourne en cercle, tout cherche sa ligne
La nature trace ses signes

Peux-tu sentir le souffle ancien ?
Dans la lumière, un autre matin
Nombre trois, dans mes mains
Tout est complet, destin divin

Oh, tout tourne, tout revient
Rien ne s’efface, rien ne prend fin
Et le temps s’arrête, suspendu en l’air
Sous la sphère éternelle, légère univers

La la la, éternelle
La la la, dans la sphère
La la la, nous sommes réels
Dans l’unique ciel

Les astres glissent sur des routes dorées
Chacun son règne, chacun sa contrée
Il n’y a pas d’infini où aller
Le monde entier, un secret gardé

Rien ne naît, rien ne finit
Juste le flot du souffle infini
Un ballet d’or, une danse cachée
Mystique étoile, jamais brisée

Oh, tout tourne, tout revient
Rien ne s’efface, rien ne prend fin
Et le temps s’arrête, suspendu en l’air
Sous la sphère éternelle, légère univers

La la la, éternelle
La la la, dans la sphère
La la la, nous sommes réels
Dans l’unique ciel

Sous cet azur, tout s’accomplit
Les corps en marche, l’esprit ravi
En harmonie, tout devient clair
L’univers chante, baroque lumière

La la la, éternelle
La la la, dans la sphère
La la la, univers unique
Dans la ronde magique

